Glacier du Trient
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Glacier du Trient en 1982 |
Glacier du Trient en 1997 |
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Glacier du Trient en 1999 |
Glacier du Trient en 2001(photos Luc Moreau) |
Un magnifique cirque de montagnes (la chaîne des Ecandies, la Pointe d'Orny, les Aiguilles Dorées, l'Aiguille du Tour) entoure le plateau du Trient, entre 3'000 m et 3'300 m, et sa langue glaciaire qui vient mourir entre 1'700 m et 1'800 m.
Sous l'effet de pressions considérables, les masses de neige se transforment en glace dont l'épaisseur atteint de 100 à 150 m. Ces amoncellements s'écoulent en direction nord par les glaciers du Trient, des Grands et de Béron. Le glacier du Trient, avec une superficie de 6,5 km2 a une longueur de 5 km et une largeur variant entre 500 m et 900 m. Le plateau supérieur forme un carré presque parfait de 2 km de côté.
Mouvements du glacier
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de 1800 à 1850, crue très forte, le glacier atteint l'actuel pavillon, à la prise d'eau du bisse |
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de 1850 à 1878, décrue de 800 m |
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de 1878 à 1896, crue de 211 m |
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de 1896 à 1914, décrue de 235 m |
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en 1915, le glacier retrouve ses cotes de 1878 |
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de 1915 à 1924, crue de 151 m |
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de 1925 à 1941, décrue de 227 m |
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en 1942, crue de 3 m |
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de 1943 à 1952, décrue de 315 m |
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de 1953 à 1957, pas de variation |
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de 1958 à 1960, crue de 40 m |
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en 1961, décrue de 26 m |
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de 1962 à 1987, crue de 378 m |
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de 1988 à 1992, décrue de 62 m |
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de 1993 à 1994, décrue de 57 m 70 |
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en 1995, décrue de 40 m |
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de 1996 à 1997, décrue de 50 m |
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de 1997 à 2000, décrue de 320 m |
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de 2000 à 2002, décrue de 65 m |
Chaque année, un phénomène curieux consiste en l'explosion d'une poche d'eau, appelée La Tine. Cette poche saute avec une détonation formidable entre le 15 juillet et le 15 août, sur le flanc droit du glacier, pour couler sur le névé des Ecandies et disparaître sous le glacier, gonflant la rivière pendant 2 à 3 jours.

Poche d'eau "La Tine"
Durant environ 30 ans, de 1865 à 1893, le glacier a été exploité pour exporter la glace dans les grandes villes de France : Lyon, Paris, Marseille. Pendant cette exploitation, alors que les ouvriers faisaient reculer le glacier d'un mètre par jour, lui, pendant la nuit, regagnait le terrain perdu, car il était en pleine crue.